Il s’appelle Enzo et c’est un dur à cuire. Il est pas content parce qu’il ne peut pas sortir. Vas-y que j’te claque la tablette qui sert normalement à poser un magazine ou un ordinateur portable. Et vas-y que j’te boxe les sièges du TER façon Rocky Balboa, en plus méchant.lundi 4 février 2008
Maman, j'ai pas raté le train!
Il s’appelle Enzo et c’est un dur à cuire. Il est pas content parce qu’il ne peut pas sortir. Vas-y que j’te claque la tablette qui sert normalement à poser un magazine ou un ordinateur portable. Et vas-y que j’te boxe les sièges du TER façon Rocky Balboa, en plus méchant.samedi 26 janvier 2008
L'université pour tous!
«Honnêtement, il n’y a pas d’âge pour aller à la fac.»Mollement installée sur mon siège-moquette-verte du tram, mes oreilles se dressent. Oh, je vous rassure, en ce moment, mes oreilles elles restent bien planquées sous mes cheveux. Feignasserie, hiver lambin, voiture, mettez-ça sur le compte de ce que vous voulez, mais c’est vrai que j’ai perdu le rythme! Sauf lorsqu’on interpelle la petite masse qui se situe au creux de mon bide. Non, je ne suis pas enceinte, je suis seulement stressée. «Il n’y a pas d’âge pour aller à la fac» dit la jeune femme de quarante ans à son collègue. Peut-être, mais y a-t-il un âge pour ne plus y aller?
Voilà, je le fais. J’utilise mon blog pour parler de moi, parce que oui, je suis certainement un peu égocentrique, mais surtout un peu névrosée en ce moment. La fac, c’est simple, j’en peux plus. Coller mes fesses à une chaise métallique, écouter des profs me raconter que la transformation organologique, eh ben faut s’y attendre, ça me gonfle. Voilà, c’est dit, tout le monde s’en fout, mais c’est thérapeutique.
Trêve d’égocentrisme, je suis impressionnée de voir cette femme avec son cartable en cuir et sa mine réjouie à l’idée de reprendre les cours.
«Tu vois, moi, je ne voulais pas rester gérante toute ma vie. J’ai plus d’ambition que ça. Les cours ça m’apporte vachement. Moi, je leur ai dit que je voulais ouvrir ma maison de retraite et pour ça je suis obligée de faire du management, même si je connais bien le milieu. Tiens, hier, j’avais un cours qui s’intitule : 10 minutes pour convaincre.»
lundi 3 décembre 2007
Jeune fille perdue

Coincées dans un siège ‘’quatuor’’ avec une mamie qui lit ‘’coup de cœur’’ de Danielle Steel, mon ordinateur installé sur mes genoux, je me décide enfin à reprendre mon blog en main.
Depuis quelques temps, je partage mes week-ends entre Nantes et bordeaux. Bon, c’est vrai, la plupart du temps c’est Bordeaux qui vient à Nantes. Mais en ce début hivernal, j’avais envie de me réchauffer l’âme et l’esprit dans un coin de pays ou l’on trouve le mot sud dans le titre du journal régional. Bref, après la virée dans les boutiques pour les cadeaux et la visite du traditionnel marché-de-noël-vin-chaud-barbe-à-papa-sandwich-tartiflette, l’heure est venue (un peu vite) de repartir, ma petite valise sous le bras.
Et c’est là que la panique arrive.
Veille du départ
- Bon t’es sur c’est bien le bus 40 qu’il faut que je prenne?
Réponse bordelaise (et un peu nantaise, parce que sinon, je vais me faire engueuler)
- Oui, ne t’inquiète pas. Et tu t’arrêtes à l’arrêt victoire. Après tu prends le 16 ou le 34 et tu descends à Bordeaux St-Jean.
- Mais y a douze-milles arrêts Victoire! (oui, j’ai du être marseillaise dans une autre vie). Y a Victoire, Victoire-somme, Victoire-pasteur. souffle et resouffle et reresouffle. Je vais bien me retrouver à Bayonne avec tous ces changements.
- Mais ne stresse pas comme ça. C’est simple tu verras.
Jour J : 8:40 (parce que j’ai décidé de partir avec deux bonnes heures d’avance, au cas où!) j’attends, ma valoche à bâbord et mon ordinateur à tribord, l’arrivée du bus. «Merde, si ça se trouve je l’ai raté.» Et pourtant deux minutes plus tard, il arrive bel et bien à l’heure avec un chauffeur tout en sourire de voir une jeune fille toute en bagages.
- Un ticket s’il vous plait.
- 1E30 ma jolie petite demoiselle.
Bon déjà y a un truc qui me choque. Ici les chauffeurs de bus ils appellent les filles ‘’ma jolie petite demoiselle’’. C’est une coutume locale? Deuxième chose : Ils ont suivi un cours ‘’la formule 1 pour tous’’ dans leur formation, ou bien?
Un coup à droite, un coup à gauche, une fois en avant, puis en arrière, j’ai l’impression de danser sur une chanson de Patrick Sébastien, tellement le conducteur freine et refreine. Et étrangement quand je ne suis pas dans MON bus à MOI, j’ai une légère tendance à être gourdasse. Je ne me tiens pas. Je fonce sur un teenager à frange qui me regarde d’un air dédaigneux. Ce dernier d’ailleurs me fuit, pensant très certainement que je suis atteinte du syndrome Gilles de la Tourette (insultes en moins) tellement je me tourne et retourne vers le plan affiché au milieu du bus. Dans ma tête c’est le décompte :
«Dans cinq arrêts», «plus que 3.» «ah attention après Saint-Nicolas, je descends.» «Ok, maintenant j’appuie.» et c’est là que je suis contrainte et forcée de me rendre compte que je suis pire que les mémés qui se précipitent 6 arrêts avant pour être bien sûre de descendre.
Le fin mot de cette histoire c’est que j’ai enfin compris que pour moi c’est pas possible de partir sac-à-dos-bandana-boots-pic-à-glace à l’aventure, je suis bien trop stressée de la vie.
Mais une chose est sure, c’est que lorsque tu arrives avec une heure d’avance à la gare, tu as de grandes chances que le train aie autant de retard. «mesdames et messieurs nous avons le regret de vous annoncer que le train corail 3895 à destination de Nantes, aura un retard que nous ne pouvons pas estimer pour le moment. Merci.»
C’est ça merci, la prochaine fois je dormirai une heure de plus.
